Chocolat noir et chocolat au lait : les deux faces d’une même gourmandise

L’implantation du chocolat en France tel qu’on le connaît aujourd’hui est le fruit d’un long processus. Au fil des époques, le cacao est passé par différents stades, tantôt teinté d’héroïsme, parfois source de tentation.
Si au tout départ, le cacao était réservé à la seule élite, il a réussi à se démocratiser au début du XXe siècle où l’offre se multiplie pour atteindre toutes les classes.
Il faudra toutefois attendre les années 60-70 pour que la diversité s’ouvre au chocolat au lait tout droit venu de Suisse.
Plus qu’un plébiscite… un triomphe ! Dès lors, le chocolat au lait est partout et vit ses meilleures années. Durant 20 ans, le chocolat au lait règne en maître sur un marché conquis à sa cause et faisant fi de toutes les catégories (d’âges ou socioprofessionnelles).
Le cacao se retrouve petit à petit relayé au simple rang d’ingrédient et si le plaisir atteint son paroxysme, son blason perd quant à lui de sa superbe.
Les années 2000 marquent de leur côté un véritable tournant dans la consommation de chocolat et sont le témoin du retour remarqué du chocolat noir.
Ce dernier se pare d’une image tout à la fois saine, authentique et sophistiquée réservée aux connaisseurs. De son côté, le chocolat au lait est associé le plus souvent à l’enfance avec un goût tout à la fois fondant mais régressif. Il est associé au plaisir et aux souvenir des jeunes années. On note d’ailleurs que les communications autour du chocolat au lait sont principalement tournées vers les plus jeunes et il n’existe que très peu de propositions de chocolats au lait dits « pour adultes ».
Lindt s’attèle aujourd’hui à réconcilier toutes les passions et toutes les exigences avec sa nouvelle gamme de chocolat au lait à haute teneur en cacao : un chocolat au lait de qualité au bon goût de cacao, pour un plaisir déculpabilisé plus seulement réservé aux enfants.