Régulation des réseaux sociaux : Premier bilan

05/27/2019

Les contenus haineux des réseaux sociaux augmentent de plus en plus et les autorités françaises souhaitent réguler ce phénomène. C’est donc dans ce cadre que Mark Zuckerberg a rencontré le gouvernement français afin de faire le point sur la situation et discuter des actions à mettre en place pour le futur.

Une démarche amorcée en 2018

En novembre dernier, Emmanuel Macron avait déclaré qu’un groupe de travail commun allait être mis en place avec le géant américain pour un premier test de 6 mois.

Le but étant de travailler conjointement avec les équipes de facebook pour passer en revue les outils et les méthodes utilisées pour lutter contre les contenus haineux postés sur les réseaux sociaux.

Le but de Facebook était également de montrer aux autorités françaises que ce type de modération est une tâche lourde qui nécessite du temps, notamment à cause du nombre d’inscrits sur Facebook (près de 2 milliards) afin de limiter les sanctions futures.

Premier bilan

Le président de Facebook et le président français se sont donc rencontrés à l’issue de cette première phase et les premiers retours semblent satisfaisants

Marc Zuckerberg a donc déclaré au journal Le Monde :

« Nous avons lancé cette expérimentation [avec le gouvernement français], et nous avons été très impressionnés par le sérieux de leur travail pour comprendre les systèmes que nous avons mis en place, et les défis que ces questions représentent. Je me sens conforté et optimiste vis-à-vis du futur cadre juridique qui sera mis en place. Ça va être difficile, il y aura des choses avec lesquelles nous ne serons pas d’accord, mais pour que les gens aient confiance en Internet, il doit y avoir de bonnes régulations. »

Des divergences demeurent

Cependant tout n’est pas parfait et des désaccords subsistent notamment au niveau des sanctions prévues en cas de manquement aux obligations citées dans le rapport (jusqu’à 4% du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise).

Un chiffre qui fait échos aux sanctions prévues en cas de non-respect du règlement européen sur la protection des données (RGPD). La firme américaine a fait savoir que les sanctions devraient être plutôt nationales que globales.

L’autre point de divergence se fait au niveau de l’accès des régulateurs aux données internes de Facebook. Facebook ne semble pas disposé à donner un large accès à ses données quelles soient commerciales ou technologiques.

Le gouvernement est prêt toutefois à revoir ce rapport et ce dossier n’est donc pas clos mais semble avancer dans le bon sens.

Les influenceurs soutiendront ce genre de projets

En 2018 88.4% des micro-influenceurs déclaraient que les contenus haineux n’étaient pas assez régulés et soutiendront donc ce genre de démarche dans le futur afin d’améliorer leur expérience sur les réseaux sociaux.