Qu’est-ce que la nano-influence et qu’apporte-t-elle aux marques ?

04/03/2019

Avec la perte de confiance envers les marques et l’essor du digital, le marketing et la communication sont de plus en plus enclins à appuyer une partie de leur 360° sur l’influence.  Au sein de l’influence, la nano-influence est en forte croissance car synonyme d’authenticité, de confiance et de proximité.

Qu’est-ce que la nano-influence ?

La nano-influence est la capacité d’activer ses consommateurs afin que ces derniers deviennent les ambassadeurs de votre marque, des prescripteurs, des influenceurs à part entière. Aujourd’hui, on peut considérer le consommateur comme un média, au même titre qu’une affiche publicitaire par exemple.

La nano-influence vous permet de transformer vos consommateurs en ambassadeurs. Ces consommateurs, qui ont généralement moins de 1 000 abonnés sur leurs réseaux sociaux vont devenir les prescripteurs de votre marque auprès de leur entourage. D’ailleurs, 83% des gens disent qu’ils ont confiance dans leurs proches tandis qu’ils ne sont que 16% à indiquer qu’ils ont confiance dans un site de marque.

Les nano-influenceurs vont avoir une influence auprès de leurs proches en offline, grâce au bouche-à-oreille, et en online avec leurs publications sur les réseaux sociaux. Ils vont également influencer en « peer-to-peer » les autres consommateurs grâce aux avis qu’ils déposent, aux notes qu’ils donnent et à tout UGC (User Generated Content) qu’ils font sur des pages, sites publics.

 

Comment la nano-influence s’imbrique au sein de la pyramide de l’influence ?

La nano-influence se positionne comme la strate la plus basse de la pyramide, en dessous de la micro-influence, elle-même en dessous de la macro-influence.

Ces différentes strates sont définies par le niveau d’audience que va avoir un individu, s’il a moins de 1 000 abonnés, il sera dans la catégorie des nano-influenceurs, s’il possède entre 1 000 et 100 000 abonnés il sera dans celle des micro-influenceurs, et les personnes possédant une audience large de plus de 100 000 abonnés seront dans celle des macro-influenceurs.

Un micro-influenceur, c’est une personne qui a réussi sur un réseau social à fédérer une communauté au travers des contenus qu’il a postés grâce à son expertise et une ligne éditoriale bien établie. Si la micro-influence est aujourd’hui souvent rattachée à Instagram, on peut la retrouver sur des réseaux sociaux comme Facebook ou Youtube, mais aussi sur des plateformes plus classiques comme les blogs. Donc le micro-influenceur, au travers de son expertise, s’est construit une communauté fidèle et génère un fort engagement lorsqu’il poste du contenu sur les réseaux sociaux.

Un macro-influenceur a une forte notoriété et un véritable talent créatif. Ce sont souvent de nouvelles célébrités, qui peuvent incarner une marque au travers d’une vidéo Youtube et même au sein d’un spot publicitaire comme a pu le faire Norman, le célèbre youtubeur Français. La macro-influence à l’avantage de générer une visibilité forte pour une marque avec un reach important sur une période très courte.

 

Bien que la nano-influence soit différente de ces deux strates, elle n’en demeure pas moins complémentaire. On peut utiliser le fort pouvoir de recommandation des consommateurs en alliant la notoriété, la capacité de promotion d’un top-influenceur, ou d’un expert sur un univers donné tel que le Food, la Beauté ou encore les Services.
Si par exemple vos consommateurs ont laissé des avis en ligne, parlé de votre marque autour d’eux, et qu’ensuite un influenceur plus important parle de votre marque, le taux de conversion de votre nouvelle audience va augmenter.

 

Pourquoi ça fonctionne ?

La nano-influence marche pour une raison simple, elle intervient à une période où les consommateurs commencent à perdre confiance auprès des médias traditionnels comme la TV, la radio ou encore les affiches publicitaires.

Avec la nano-influence, on invite les consommateurs à vivre une expérience avec la marque. Les consommateurs vont donc se sentir valorisés, grâce à la confiance d’une marque qui les aura choisi pour parler de ses produits.
Avec le contenu autour de la marque expliquant son univers, ses valeurs et son ADN ainsi qu’avec le test produit, les nano-influenceurs vont être amenés à parler de la marque autour d’eux, et devenir des prescripteurs grâce à leur pouvoir de recommandation.

Les consommateurs deviennent donc ambassadeurs et seront écoutés grâce à leur discours authentique et proche ce qui améliorera la confiance en la marque.

 

Qu’est-ce que la nano-influence apporte aux marques en termes de KPIs ?

L’un des KPIs les plus importants est l’UGC (User Generated Content). Les UGC, ce sont donc les contenus générés par les consommateurs. Ces contenus ne se limitent pas à des commentaires ou des photos publiés sur les réseaux sociaux. Les UGC peuvent être des avis consommateurs, une note, une recette de cuisine, une photo, une vidéo « tuto », etc.

En gros, tout ce qui va être généré en online par le consommateur autour d’un produit, d’un service, et partagé sur n’importe quelle plateforme comme Google, les plateformes de e-commerce, les sites de marques et les réseaux sociaux, sera un UGC.

Ces UGC vont posséder des KPIs propres à eux-mêmes. Par exemple, l’impact d’un avis posté sur un site marchand va se mesurer avec une variation du taux de conversion du produit ciblé, un UGC sur les réseaux sociaux va être important sur des mécaniques d’engagements, de reach etc.

Avec la nano-influence intervient aussi la notion de reach offline. Il s’agit ici de quantifier le nombre de personnes qui ont entendu parler du produit ou du service grâce au « bouche-à-oreille » ou « word-of-mouth » (WOM).

Enfin, la nano-influence permet de développer les ventes que ce soit en online ou en offline. En online, comme évoqué précédemment, les avis et notes permettent d’améliorer le taux de conversion d’une fiche produit sur un site de e-commerce. On sait aujourd’hui qu’une fiche produit avec au moins 50 avis va pouvoir augmenter son taux de conversion jusqu’à 30%. De même, 75% des millenials ont déjà acheté un produit après avoir vu un post sur un réseau social notamment Instagram. En offline, avec le bouche-à-oreille, nous avons pu voir chez Sampleo avec l’institut d’étude IRi une hausse de 15% des ventes en magasin sur les zones de chalandises exposées à des nano-influenceurs.